Par Jérémy Raux, hypnothérapeute et yogathérapeute à Arcueil (94)
Il y a quelques années, j’avais une boule dans la gorge qui m’empêchait de manger. J’ai consulté un ORL, un gastroentérologue… tous les spécialistes possibles. Rien d’organique. Et pourtant, la sensation était bien réelle, physique, envahissante. C’est à ce moment-là que j’ai compris qu’il fallait que j’entame un travail plus personnel — sur mes motivations profondes, sur qui j’étais vraiment tout au fond de moi. L’hypnose et le yoga m’ont alors, en quelque sorte, sauvé.
C’est pour cette raison qu’aujourd’hui, accompagner les personnes qui vivent avec l’anxiété est au cœur de ma pratique. Je sais ce que c’est — pas en théorie, mais dans le corps.
Stress et anxiété : quelle différence ?
On confond souvent les deux, mais ce sont deux réalités bien distinctes.
Le stress est ponctuel. Il peut même être utile — il booste la concentration, la réactivité, la productivité. Avant un examen, une prise de parole, une compétition, un niveau de stress modéré est tout à fait normal et nécessaire.
Le problème, c’est quand le stress devient chronique. Quand il est imposé trop souvent, trop longtemps, sans espace de récupération, il se transforme progressivement en anxiété. Et l’anxiété, elle, ne s’arrête pas. Elle envahit les repas, le sommeil, les relations, l’humeur. Elle s’installe comme un fond sonore permanent, épuisant.
Et si on ne la détecte pas à temps, l’anxiété peut aller encore plus loin — vers l’angoisse, les crises de panique, et des manifestations physiques bien réelles : maux de dos, migraines, troubles digestifs, boule dans la gorge… Le corps parle quand l’esprit ne peut plus.
Ce qui se passe concrètement en séance
La première chose que je fais quand quelqu’un vient me voir pour de l’anxiété, c’est prendre le temps d’écouter.
Pas de protocole immédiat, pas de technique appliquée d’emblée. Juste un espace pour que la parole circule. Et souvent, dès cette première étape, quelque chose se déplace. Des émotions peuvent venir — et toute émotion qui émerge est un bon signe : ça montre que la personne est au bon endroit en elle-même pour commencer à laisser sortir ce qui était bloqué.
Ensuite, on commence par la respiration.
Prendre conscience de sa respiration, c’est déjà déposer quelque chose. C’est simple, accessible, et pourtant profondément efficace. La respiration est le seul pont entre le conscient et l’inconscient, entre le volontaire et l’automatique. C’est par là que tout commence.
Puis on construit un lieu sécure.
En hypnose, nous travaillons à créer un espace intérieur de calme et de sécurité — un endroit mental que la personne pourra convoquer à tout moment, dans la vie quotidienne, quand les premiers signaux d’anxiété se manifestent.
Retrouver du mouvement et de la fluidité.
L’anxiété fige. Elle crée des blocages dans le corps et dans l’esprit, des choses auxquelles on s’accroche de façon inconsciente sans même s’en rendre compte. L’hypnose travaille précisément sur ces mécanismes inconscients pour les assouplir, les transformer. La yogathérapie, elle, agit sur le souffle et le mouvement pour retrouver cette énergie vitale souvent bloquée.
Les outils avec lesquels vous repartez
À la fin de chaque séance, vous repartez avec des outils concrets à utiliser seul.
En hypnose, nous travaillons des techniques d’auto-hypnose adaptées à votre profil. Quand les signaux arrivent — rythme cardiaque qui s’accélère, mains moites, maux de ventre — vous savez quoi faire. Vous reprenez le contrôle, rapidement, avant que l’anxiété ne prenne toute la place.
En yogathérapie, vous repartez avec une pratique de postures simples adaptées à votre problématique, et quelques respirations à pratiquer régulièrement. Les effets sur la régulation du système nerveux sont rapides et souvent surprenants — notamment grâce à l’activation du nerf vague, ce grand régulateur de notre état émotionnel.
L’anxiété n’est pas une fatalité
Ce que j’ai appris de ma propre expérience, et de celle des personnes que j’accompagne, c’est que l’anxiété n’est pas une fatalité. Ce n’est pas une faiblesse, ni un défaut de caractère. C’est un signal — parfois bruyant, parfois épuisant — mais un signal qui peut être entendu, compris, et apaisé.
Vous possédez déjà en vous les ressources pour traverser ça. Mon rôle est simplement de vous aider à les retrouver.
Envie d’en savoir plus ?
Je reçois en cabinet à Arcueil (94), facilement accessible depuis Cachan, Gentilly, Kremlin-Bicêtre et Paris 13e/14e (RER B, station Laplace). Les séances sont également disponibles en visio ou à domicile.
Jérémy Raux — Hypnothérapeute et Yogathérapeute certifié, Arcueil (Val-de-Marne)
